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Bonjour et bienvenue à cette deuxième édition de l’infolettre de Faucon!

Dans cette édition, les sujets traités seront la capture de Harfangs des neiges en milieu aéroportuaire, les avantages et inconvénients de la plantation de petits fruits sur les terrains d’aéroport et finalement, les prochaines formations auxquelles vous pouvez vous inscrire.

Comme vous l’avez peut-être remarqué, les observations de Harfangs des neiges sont beaucoup plus fréquentes à nos latitudes depuis les dernières années. Vous pouvez d’ailleurs consulter notre fiche d’information qui porte sur le sujet. Cela dit, leur présence sur un aéroport pose un risque non négligeable en raison de leur comportement de chasse aux abords des pistes et de leur masse assez élevée.

Il peut être alléchant pour des gestionnaires d’aéroport d’envisager la plantation de petits fruits considérant le changement de zonage qui peut entraîner un allègement fiscal ou même les revenus issus de leur vente, mais qu’en est-il des impacts du point de vue de la gestion du péril faunique?

Consultez cette section pour connaître les dates des prochaines formations en gestion de la faune en milieu aéroportuaire. Nous vous rappelons que ces formations doivent être données tous les cinq ans conformément à l’article 302.307 du Règlement sur l’aviation canadien (RAC) au personnel appelé à intervenir auprès de la faune. Si ces dates ne vous conviennent pas et que vous désirez obtenir une formation, n’hésitez pas à nous contacter. Il nous fera plaisir de trouver une solution à vos besoins.

N’hésitez pas à nous contacter pour toutes questions ou commentaires.

Bonne lecture!

Connaissez-vous ce type de cartouches?

Cartouches crépitantes « Silver Comet »

Portée de 75 m (250′)
Fort crépitement combiné à une trainée lumineuse tout au long de la trajectoire.

L’ajout d’un effet visuel augmente l’efficacité sur les rapaces et diminue l’habituation. Utiles sur des sites sur lesquels le bruit est un enjeu. Peuvent être utilisées tôt le matin comme tard le soir.

 

 

Capture de Harfangs des neiges dans les aéroports

 

 

Depuis l’automne 2013, les observations de Harfangs des neiges dans les aéroports en milieux urbains et localisés le long des couloirs de déplacements de cette espèce ont augmenté considérablement dans l’est du Canada et des États-Unis. Le Harfang des neiges se reproduit dans la toundra arctique et se nourrit principalement de lemmings (petits rongeurs) dont les populations sont cycliques et varient grandement d’une année à l’autre. L’année 2013 a battu tous les records en termes de nombre de lemmings dénombrés (Projet SNOWstorm, 2017)[1] et tout porte à croire que 2017 étaient également une année fertile. Les années durant lesquelles les lemmings sont abondants permettent aux harfangs d’avoir de nombreux jeunes tout au long de l’été. Puisque les jeunes Harfangs des neiges doivent trouver un territoire de chasse qui leur est propre, plusieurs descendent plus au sud pour trouver un territoire inoccupé en raison de la forte compétition entre harfangs pour ces territoires. Ces années fastes en harfangs peuvent avoir des répercussions sur le nombre de harfangs observés au sud pendant plusieurs années puisque les individus de première, deuxième ou troisième année doivent tous se trouver un territoire de chasse l’hiver venu. Un habitat qui s’apparente à celui dans lequel les harfangs se reproduisent est sans contredit les aéroports avec leurs grandes étendues ouvertes et sans arbres où les proies, en l’occurrence, les petits rongeurs, sont abondantes. De surcroît, l’un des comportements de chasse des harfangs observés dans les aéroports est d’attendre le passage des proies aux abords des surfaces asphaltées. Ce faisant, leur présence dans les aéroports n’est pas souhaitée.

Notre équipe a opté pour une stratégie de capture et de relocalisation plutôt que l’abattage ou l’effarouchement, qui s’est avéré peu ou pas efficace pour cette espèce. Au fil des années, Faucon a développé sa technique de capture jusqu’à adapter un piège de type filet sur arc (le bownet, dans le jargon) avec un déclencheur à distance.

Le vidéo suivant démontre les étapes de capture et de relâche des Harfangs des neiges mis en place par Faucon dans les aéroports.

[1] JF Therrien. 2017. A New Season – and a Report from the Arctic. En ligne: https://www.projectsnowstorm.org/posts/new-season-report-arctic/ consulté le 28 mars 2018.

 

 

 

Plantation de petits fruits dans les aéroports

 

 

Là où le sol est propice à la croissance de petits fruits tels que les framboises, les bleuets, les camarines, les airelles, les chicoutés, etc., il serait tentant d’envisager leur plantation en considérant les revenus qu’il serait possible d’en tirer que ce soit pour leur vente ou pour le changement de zonages que leur culture pourrait entrainer. Néanmoins, l’attrait que ces plants représentent en termes de péril aviaire est important. Selon le TP 1247, TP 11500 et le Document consultatif 342 en complément au règlement et aux normes portant sur la Planification et gestion de la faune aux aéroports, un terrain dédié à la culture n’est pas acceptable dans les limites du territoire de l’aéroport et requiert un suivi.

Même si un aéroport n’accueille pas beaucoup de mouvements et que les risques qu’un impact ne survienne sont faibles, il n’en demeure pas moins que ceux-ci sont bien réels et que les coûts engendrés par un impact sont considérables, voire très élevés s’ils se traduisent en poursuite en justice. En effet, légalement, presque tous les exploitants d’aéroports sont tenus de mettre en œuvre un plan de gestion de la faune qui comprend des méthodes utilisées pour gérer ou limiter les périls fauniques et qui prévoit une politique de la gestion des habitats à l’aéroport qui pourraient attirer les animaux sauvages. Si un impact implique des dommages coûteux, la conformité avec ces exigences légales sera bien entendu vérifiée. Le fait d’avoir créée un habitat pouvant attirer les animaux sauvages ne sera fort probablement pas bien vu.

Ces petits fruits peuvent notamment attirer les goélands, les Étourneaux sansonnets et les corneilles qui sont des oiseaux qui s’avèrent souvent être des priorités de gestion élevées dans les aéroports en raison du fait qu’ils ont une masse appréciable et/ou parce qu’ils sont souvent en groupe. De plus, peu de méthodes de dispersion sont vraiment efficaces contre les goélands si l’attrait qui explique leur présence est toujours présent, en l’occurrence, des plantations de petits fruits. Limiter la disponibilité de nourriture (c.-à-d. petits fruits) serait donc, la méthode de contrôle la plus efficace et l’approche qui aurait des résultats à court, moyen et long terme. Ceux aux prises avec des plants de petits fruits pourront vous confirmer que le retrait de ceux-ci n’est pas une mince tâche ! Il s’agit en effet d’une tâche colossale, entre autres, en raison du système racinaire extrêmement persistant et de la caractéristique envahissante de plusieurs de ces espèces.

 

 

Prochaines formations

Nos prochaines formations offertes sont :

  • Gestion de la faune en milieu aéroportuaire; 8 et 9 mai à Toronto, en anglais.

Les inscription sont ouvertes, hâtez-vous! Pour obtenir plus d’informations ou pour vous inscrire, cliquez ici :

 

Information et inscriptions aux formations